Dans les articles précédents, j’ai évoqué les crises se manifestant par de l’hyperactivité, de la colère, des tentatives de fuite, des rituels et, pour l’essentiel, des comportements qualifiés de « troubles », au point d’obliger l’interlocuteur de la personne autiste à les « contenir » d’une manière ou d’une autre.
Lors des phases de « shutdown », on observe au contraire un véritable repli sur soi face au monde extérieur, une immobilité sans réaction ainsi qu’une absence totale de collaboration et d’interaction; ces manifestations peuvent prendre diverses formes, mais elles ont toutes en commun le détachement et le refuge dans une sorte de « bulle émotionnelle » protégeant contre la surcharge induite par les sources de stress.
Dans ces cas-là, le seul conseil que je puisse donner est de respecter le rythme de la personne qui traverse un « shutdown », sans poser trop de questions ni multiplier les sollicitations, tout en gardant à l’esprit que c’est souvent nous qui avons besoin de certitudes face à ces situations, lesquelles sont profondément déstabilisantes pour tout le monde.
Fabio et Sara
